Münchhausen ?

Münchhausen ?

Yann Stöhr
VIVANT

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  • Mise en scène et scénographie : Anne-Solène Marchand
  • Comédien.nes : Collin Barenne, Lucas Bonnaventure, Aurélien Bret, Romane Deturck, Emilien Lesage, Antoine Radal, Térence Comby
  • Création musicale  : Lucas Bonnaventure, Térence Comby

Ça commence par quelques accords de guitare et une chamaillerie entre deux acteurs jouant de l’harmonica. Puis entre en scène un homme nommé le baron de Münchhausen, vêtu d’une blouse blanche d’hôpital et coiffé d’un vieux chapeau. Maintenant que j’y pense, ce baron, qui a une grande importance dans l’histoire, me fait penser à Don Quichotte. Je les rapproche, car il cherchait son cheval avant même que nous entrions dans la salle. Avec la peur de l’eau qui monte, cet esprit égaré, différent des autres, me fait penser à Quichotte et à ses moulins.

Une autre personne, tout aussi importante, est le fils du baron. Il s’appelle Moi. Très original, j’aime quand c’est original ! Il a 23 ans et il vient de fêter son anniversaire. Il est venu rendre visite à son père, d’un très grand âge – oui parce que âgée de 296 ans tout de même – dans ce que je présume être un hopital psychatrique car son père est dans un état considéré comme instable.

Enfin, son père est tout content d’avoir retrouvé son cheval, qui n’est autre que son lit d’hôpital.
Son fils soutient son père, il aime son père, mais son père c’est un monde. Un monde fermé dans lequel il s’est créé tout un imaginaire.

C’est par le deuil, les souvenirs qui remontent et une présence qui n’est jamais vraiment partie, que le dragon qui sommeille en lui s’éveille. Son père est parti. Est-ce maintenant lui qui devient fou ? Ou alors est-ce que la folie est un cadeau ? Un privilège, comme celui d’être le fils d’un baron, mais sans les privilèges. Seulement celui d’être quelqu’un de peu commun.

De l’autre côté du voile, le père de Moi, est désormais libre. Il peut guider son fils, car celui-ci l’entends toujours … même ses pets. L’aventure devient alors folle. Moi, son seul pote et Elle voyagent sur la lune et vivent mille aventures colorées.
Mais Moi porte en lui un vœu cher à son cœur : aller jusqu’à Gibraltar. C’est une manière d’honorer la mémoire de son père et de retrouver sa mère.

Cette pièce porte des messages universels, pleins de poésie et d’humour. Elle saura réchauffer les cœurs de tous les spectateurs aux cœurs tendres. Les sujets sont lourds, mais exprimés avec une légèreté folle qui fait rire autant que sourire.

Retrouver la cie Mijote du 4 au 25 juillet , à 10 H, pendant le Festival OFF d'Avignon, relâche les jeudis

Infos pratiques

Compagnie :
Mijote
Représentation :
5 juillet 2026 à 10:00
Lieu :
Salle de spectacle Présence Pasteur, Avignon (84000)
Durée :
50 min
Public :
Tout public, à partir de 6 ans
Événement :
Festival OFF d'Avignon 2026

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Chroniqueur·euse

Yann Stöhr

Avignon / Vaucluse / Jura / Ain

Je me considère comme un artiste curieux et décalé, qui aime explorer et goûter à de nouvelles sensations qui lui parlent et le touchent. J'aime le spectacle vivant, qui interpelle, qui explore, qu'il soit dynamique, surprenant.

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