Un jeune homme s’élève brutalement contre l’étroitesse de la vie moderne. Sa révolte : une métamorphose par le mouvement, la danse et le parkour. Inspiré de la biographie du comédien, ce récit d’émancipation raconte une quête menant d’un milieu sectaire à la découverte de soi, des valeurs humanistes et d’une authentique spiritualité. Derrière les masques, que reste-t-il d’assez précieux à défendre ? Comment vivre dignement aujourd’hui ? Qui sont les véritables barbares dans notre société ?

Voyager à travers les émotions : traverser une foule en restant immobile, découvrir le monde sans bouger. C’est de cette envie qu’est né Dissonance, un voyage intérieur peuplé de personnages bruts, traversés de contradictions, excessifs et profondément humains. À travers le personnage de Clodomir, le spectacle interroge ce qui fait vibrer l’être humain, ce qui le pousse à continuer malgré les dissonances intimes. Plus que de raconter une histoire, Dissonance propose des figures ambivalentes, que l’on aime autant qu’on rejette, révélant nos paradoxes et notre capacité à être tout et son contraire. L’écriture scénique repose sur la rencontre étroite entre théâtre et musique, conçus comme deux langages dramaturgiques indissociables. La musique, interprétée en live, dialogue avec le jeu, crée des ambiances sonores et accompagne les états intérieurs des personnages, parfois en soutien, parfois en tension. La recherche musicale explore un équilibre entre harmonie et désaccord. La dissonance devient ainsi un espace d’expression sensible, reflet du voyage émotionnel des personnages. Dissonance est un spectacle accessible à tous, capable de résonner aussi bien dans l’espace public que dans un théâtre, et qui fait du bien sans être doux, qui fait réfléchir sans expliquer. Dans une forme volontairement dépouillée, deux présences suffisent à faire voyager tout un public.

« À travailler tordu, j’ai attrapé un goitre ! » Ces mots de Michel-Ange résument la prouesse physique et artistique du génie. Ils sont aussi l’étincelle, l’idée de départ d’une épopée théâtrale burlesque où le sublime grimace.

1508, forcé par le Pape guerrier, Michel-Ange s’attelle au plafond de la chapelle Sixtine. Mais, entre un apprenti aussi beau que gaffeur, un Léonard de Vinci envahissant et un Raphaël Sanzio arrogant, le sculpteur s’enlise dans l’enduit et dans cette farce en alexandrins. « La Sixtine » nous plonge dans un chaos créatif jubilatoire, avant de nous propulser au XXIème siècle, pour une visite guidée décalée où votre flyer devient un précieux support visuel.

Ce spectacle est une promesse artistique audacieuse qui renoue avec l’élégance du langage classique pour servir un humour décalé et instructif. Une comédie pour tous dans laquelle les situations burlesques dépoussièrent l’histoire de l’art, un voyage épique au coeur de la Renaissance italienne où l’on se fend la poire.

Spectacle proposé par La Maison Danse CDCN Uzès (30) vu le 6 avril 2026 au Pont du Gard dans le cadre de « Pâques au Pont » 

Conception Production Xx : Julie Botet, Max Gomard, Philomène Jander, Zoé Lakhnati, Simon Le Borgne, Ulysse Zangs

Création Musique :  Ulysse Zangs

Interprétation : Julie Botet, Max Gomard, Philomène Jander, Simon Le Borgne, Vladimir Babinchuk-Outerelo

Durée : 30 mn

Public : Tout public dès 8 ans

 

Comme chaque année, ou presque, le soleil est bien présent pour ce rendez-vous fêtant l’arrivée du printemps sur le site du Pont du Gard. Je retrouve avec plaisir le marché de producteurs, les déambulations, les chorales locales qui côtoient les spectacles professionnels dans un joyeux mélange célébrant le spectacle vivant. C’est sans nul doute un temps fort gardois au cours duquel se retrouvent locaux et touristes pour se réjouir et rire ensemble, chanter ensemble, pique-niquer et déguster ensemble, pour la plus grande joie des petits et des grands. J’ai été tout particulièrement séduite par la prestation de fin de journée de cinq danseurs et danseuses dans ce spectacle proposé par la Maison Danse d’Uzes.

 

Il est 16h30, après avoir bien profité de cette splendide journée, les spectateurs commencent à regagner leur voiture quand ils sont intrigués par le cheminement des cinq jeunes interprètes, regards fixes, avançant en une ligne serrée. Ils marchent très lentement, rien ne semble pourtant pouvoir les arrêter. Nous commençons à percevoir d’imperceptibles mouvements de leurs bras, leurs mains s’entremêlent. Ils semblent avoir besoin de se rassurer, de rester soudés car les sentiments qui les habitent et se lisent sur leur visage apparaissent plutôt inquiétants. Ils sont souvent rattrapés dans leurs déséquilibres,  allant soudain jusqu’à la chute, mais se soutenant toujours les uns les autres.

Des objets se mettent à tomber de leurs vêtements, comme sortis de nulle part. Incongrus, surprenants : une rubalise « fragile », comme notre humanité, des jouets d’enfants, de la farine, des bombes aérosol, un parapluie, des fleurs …un foisonnement iconoclaste qui jonchera le sol après leur passage. Autant de symboles de nos vies éphémères et de ce que nous laisserons derrière nous.

Des ambiances musicales changeantes accompagnent cette marche hypnotique, voguant de Marie Laforêt à l’électro en passant par Salvatore Adamo et des bruissements de la nature. Ces morceaux choisis viennent ainsi connecter nos émotions. Et lorsque les marcheurs s’approchent des spectateurs ceux-ci s’écartent pour les laisser passer. Rien ne peut arrêter la marche du monde semblent ils nous dire. Mais peut-être emporterons nous chacun en cette fin de journée un peu plus de conscience de ce qui compte vraiment.

Le choix de la lenteur, si peu dans l’air du temps, nous ramène elle aussi à l’essentiel. Ce soir beaucoup de nos congénères ont accepter de s’arrêter et de prendre le temps d’accueillir le message. Pour ma part j’ai été vraiment émue et touchée par cette prestation aussi salutaire que poétique.

Marie-Pierre HUSSON

Les caisses s’ouvrent, s’emboîtent, se ferment, se posent se superposent, Béron s’expose.nÀ peine sortie de sa boîte la massue se déboîte, la chaussure jongle et lui la suit. La magie démêle les lacets qui s’en mêlent. De maladresse en catastrophe, Béron déroule son monde et nous emmène, de boîtes en bois, de caisse en équilibre, du rire… au bout du spectacle.nLa jonglerie, l’acrobatie, l’équilibre, la magie nourrissent ce clown, maladroit, tendre, catastrophique et tellement surprenant !nSpectacle sans paroles. Béron utilise le langage du corps, compréhensible par tous : enfants, adultes, étrangers, autochtones, malentendants…

Une immense boîte à musique, ludique & onirique aux allures de cabaret-guinguette, est actionnée et habitée par quatre comédiens-musiciens, joyeux à-quoi-bonistes désespérément loufoques. Les musiques (compositions originales) sont un subtil mélange de virtuosité mécanique et humaine.nInséré dans la machine, un panneau lumineux diffuse des histoires enfumées qui racontent le quotidien bistrotier et l’imaginaire enfantin d’un loufiat jobastre.

Plonger dans l’univers de BLURRYSENSE, c’est traverser un kaléidoscope d’énergie et de mélancolie. À la croisée de Billie Eilish, Twenty One Pilots et Muse, le trio mêle rock, dark-pop et musique électronique dans un son à la fois sombre et captivant.nLeurs morceaux racontent des quêtes intérieures, oscillant entre doute, espoir et renaissance, portés par des basses puissantes et des mélodies intenses.nSur scène, BLURRYSENSE transcende ces émotions, transformant chaque performance en un moment électrisant, où l’énergie du groupe fusionne avec celle du public dans une communion inoubliable.

Après plus de 400 représentations, ce spectacle reste toujours aussi jubilatoire pour les comédiens et les spectateurs. Facilité de compréhension, rythme délirant, commedia dell’arte, changements de décors, combats, concourent à faire de cette pièce un moment de folie douce, parfaite pour amener des jeunes et des moins jeunes au théâtre.nUne façon de revisiter la littérature enfantine pour faire ressortir la malicieuse cruauté et l’effroyable tendresse qui peuplent cet univers si particulier. Plusieurs versions sont disponibles selon les tranches d’âge.

Nouvelle création 2024. C’est un concert d’histoires, à la croisée entre le conte et le concert de musique actuelle. Avec sa voix, sa guitare, son sampler, ses bruitages et ses arrangements réalisés en direct, Flavia Perez raconte des histoires tirées au sort dans lesquelles se glissent des chansons du répertoire traditionnel de la petite enfance, réarrangées toujours de manière surprenante. Un concept de Flavia Perez qui a fait ses preuves, après le Mini Concert de Noël (400 représentations) et Zig Zag Zoug Concert (300 représentations), l’artiste peaufine ici avec Cric Crac Concert un savoir-faire hybride où musicalité, humour et interactivité se mêlent avec tendresse.

Dans cette nouvelle aventure, nos deux fées préférées Bella et Zena sont envoyées dans la tête des enfants, pour les aider à évoluer avec Colère, Joie et toute leur bande.nSeulement voilà, pour y arriver elles devront elles-mêmes apprendre à comprendre et à gérer leurs propres émotions !nnDans ce spectacle ludique et joyeux, avec chansons, marionnettes et chorégraphies endiablées, vos enfants découvriront comment identifier, écouter, accueillir, canaliser et accepter leurs émotions et, comme Bella et Zena, peut-être que vous aussi.