L’Eau-là
- Mise en scène : Julie Hercberg
- Chorégraphie : Angie Borel
- Avec : Théo BARBE, Angélique BOREL, Julie HERCBERG
- Scénographie : Cécile GASSENG
- Costumes : Vanessa COTTEREAU
- Création lumière : Théo BARBE
- Création musicale : Maéva MICHEL
Mêlant théâtre, danse et chants, L’eau-là, est à la fois un spectacle poétique, et pédagogique. Que l’on soit enfant ou grand-parent, on rit, on s’émerveille, on s’émeut. Mais comment font-ils ce miracle d’allier tant de beauté à tant d’instruction ?
Je crois que ces trois jeunes artistes ont énormément de talent conjugué à une conviction profonde, qui est d’ailleurs l’ADN de ce collectif, d’aborder les problématiques de notre société sur le plateau, de manière tout à la fois, poétique, ludique, joyeuse, sans éluder les questions qui fâchent.
Et la question de l’eau est une question de plus en plus importante. Non seulement l’eau est indispensable à la vie, mais ce spectacle nous rappelle avec beaucoup de sérieux, au-delà de ses côtés malicieux et colorés genre dessins animés, c’est qu’elle est la vie même. La vie autour de nous, les arbres qui respirent, la terre qui germe, les herbes qui poussent, les animaux qui boivent, les fleuves qui nourrissent, la pluie qui arrose, mais l’eau est la vie aussi en nous-même, puisqu’elle constitue plus de 80 % notre corps.
Les chorégraphies, le jeu, les chants sont superbement interprétés par les trois acteurs/danseurs/chanteurs/créateurs.
Sur le plateau, deux espaces sont bien distincts ; à cour, un espace couleur rouge, chaleureux, familial, habité, avec un point d’eau, le robinet de la salle de bains ; à jardin, couleur bleue, des tuyaux, des manettes, de toute évidence une usine. Et tout en hauteur, l’antre d’un être bien étrange, l’Avaloir, dit-il s’appeler, athlétique et peu ragoûtant, s'immisçant partout. Il sera le fil rouge de l’histoire.
Il va nous raconter comment son travail de nettoyage est rendu bien difficile par nos actes inconsidérés, à commencer par ces petits bouts de rien du tout que les fumeurs jettent un peu partout, que sont les mégots de cigarette. Mais ne faisons-nous pas de même avec le plastique, les canettes à boire, les lingettes ?
L’eau est personnifiée par un esprit dansant, magnifique, tantôt ondulant, tantôt puissant, rapide, fluide, gracieux et libre.
Et nous avons Mme Lola, directrice de l’usine de traitement des eaux qui a beaucoup, beaucoup de travail, et met tout son cœur à l’ouvrage !
Jusqu’au jour où un bouchon énorme se forme dans un des tuyaux, et c’est la catastrophe. Il faudra bien la complicité et la compétence de l’Avaloir pour régler le problème et faire redémarrer l’usine.
L’ensemble a un charme fou ! C’est plein d’humour, d’intelligence, de légèreté et de sérieux. Un régal pour les petits qui sont activement sollicités pendant le spectacle, et pour les grands, qui rient beaucoup à tant d’ingéniosité et de beauté.
A tout le monde, les scolaires, les collèges, les lycées, les grandes scènes et les petits théâtres !
Au festival Off d'Avignon 2026, du 4 au 24 juillet (relâche les 8, 15, 22 juillet), à 10h00 au théâtre CONDITION DES SOIES
Infos pratiques
- Compagnie :
- Collectif Théâtre du Fleuve
- Représentation :
- 20 juillet 2026 à 10:00
- Lieu :
- Théâtre Condition des Soies, AVIGNON (84000)
- Durée :
- 1 h
- Public :
- Tout public à partir de 5 ans.
- Événement :
- Festival OFF Avignon 2026
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Chroniqueur·euse
Avignon & Creuse
La scène du théâtre a joué un rôle important dans ma vie, et je continue à en faire le tour autant qu'il m'est possible, c'est un des rares lieux résistant qui se permet l'audace d'écrire poétiquement le monde.
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