L’âme du tango, Les archets de Cézanne

Note 3 étoiles

Spectacle  proposé par Les Archets de Cézanne (75) et vu le 24 janvier 2026 à 18h à l’église du Saint Esprit, Aix en Provence.

. Violons : Anne Meunier et Pierre Stéphane Schmidlet

. Alto : Marie Anne Hovasse 

. Violoncelle : Luc Dedreuil

. Bandonéon : Victor Villena 

. Tout public 

. Durée : 1h 

 Et si le tango était avant tout une affaire d’âme ? Avec L’âme du tango, Les Archets de Cézanne nous entraînent dans un voyage musical vibrant. Les cordes dialoguent avec le bandonéon. La tension est palpable et l’émotion, immédiate. Porté par cinq musiciens d’exception, ce concert mêle virtuosité, sensualité et profondeur. Chaque note respire. Chaque silence compte. Le tango y révèle toute sa chaleur et sa force intérieure. Un moment intense et élégant, où la musique devient souffle… et frisson partagé.

Présenté récemment à l’église du Saint-Esprit à Aix-en-Provence, L’âme du tango nous plonge dans un univers à la fois intime et vibrant. Dès les premières notes, l’atmosphère s’installe. Les cordes apportent chaleur et profondeur. Le bandonéon respire, tantôt mélancolique, tantôt fougueux mais tient un dialogue constant entre les instruments. On sent l’écoute, la précision, la complicité. Rien n’est démonstratif, tout est incarné.

Le programme explore l’âme du tango dans ce qu’elle a de plus contrasté : passion, nostalgie, tension, élégance. Les rythmes s’accélèrent puis se suspendent, les silences deviennent presque aussi intenses que les phrases musicales. Le public retient son souffle, puis se laisse emporter. Au fil du concert, on découvre aussi les racines du tango, nourri d’influences multiples, notamment de la musique napolitaine, qui lui donne cette couleur à la fois populaire et profondément lyrique. On retrouve également l’intensité d’Astor Piazzolla et l’énergie vibrante de son célèbre Libertango, qui fait battre le cœur de la salle.

Cette expérience dépasse l’écoute. On ne vient pas seulement entendre un concert. On vient ressentir. Comment le vit-on ? En se laissant porter par la richesse des timbres, par la précision des archets, par la respiration du bandonéon. En acceptant d’être touché. Le jeu des lumières sur les statues de l’église semble les faires vivres. Un moment intense, sensible et profondément humain.

Ainsi, L’âme du tango ne se contente pas d’interpréter un répertoire : il en révèle les origines, les évolutions et toute sa richesse. Un moment élégant et habité, où la tradition et la modernité se rencontrent pour offrir une expérience musicale intense et profondément vivante. 

Chloé Gautier

Chronique réalisée dans le cadre du partenariat avec l’Université d’Avignon et avec les étudiants du Master 1ère année, Parcours Arts et Techniques des Publics, mention Culture et Communication. 

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