Spectacle de la compagnie Bon-qu’à-ça (13) vu le 28 janvier 2026 à l’Opéra d’Avignon à 20h
Auteur : Panayotis Pascot – Paul Pascot
Comédiens : Roméo Mariani, Yann Pradal
Mise en scène : Paul Pascot
Type de public : Jeune adultes – adultes
Genre : Théâtre
Durée : 1h30
“Enfant, je t’en voulais de ne pas dire, de ne pas faire. Adulte, je comprends enfin que tu ne sais juste pas dire, tu ne sais juste pas faire » Panayotis Pascot
La prochaine fois que tu mordras la poussière, pièce adaptée du roman du même nom de l’humoriste Panayotis Pascot, retrace son histoire. Celle d’un enfant, d’un adolescent, puis d’un adulte, qui grandit et apprend, en se cherchant dans les yeux du père. Elle aborde son homosexualité, et la conséquence des codes de la masculinité sur sa construction. La relation au père devient alors le moyen de se confronter, de casser des codes de société, comme une épreuve finale. Dans une salle d’attente, un espace figé dans le temps, le fils attends la mort du père, c’est le moment de revenir sur le passé.
Nous avons beaucoup aimé la disposition scénique, pourtant simple, elle plonge dans une ambiance froide, de tension, celle d’un hôpital. Des gradins, le père arrive, il se place au-dessus, comme un conseiller, ou comme si la mort l’avait déjà cueilli. Mais c’est aussi, comme nous, un spectateur du mal-être, des profondeurs que Panayotis nous révèle.
Pourtant, si les sujets sont profonds, ils sont contrebalancés par de l’humour, des moments de joie, à l’image des humeurs fluctuantes. Cette alternance donne un rythme agréable au spectacle, de sorte à ce qu’on ne voit pas le temps passer.
Mais c’est aussi grâce au talent des comédiens, Roméo Mariani dans le rôle de Panayotis est impressionnant, étant adapté d’un livre, les dialogues sont longs, c’est une histoire qu’il nous raconte, avec un quasi seul-en-scène. Mais ce rythme est bien ponctué par les interventions du père.
Ayant lu le livre au préalable, nous avons trouvé que certains passages importants avaient été mis de côté, la pièce tourne majoritairement autour de la relation au père. Cependant, ce n’est pas forcément dérangeant car la structure est complètement différente. La pièce est bien adaptée, elle vient en complément en apportant une vision différente.
En bref, nous avons été très touchées par cette interprétation, dans laquelle chacun peut reconnaître une partie de sa réalité.
Charlotte Truffier, Léonore Vignon
Chronique réalisée dans le cadre du partenariat avec l’Université d’Avignon et avec les étudiants du Master 1ère année, Parcours Arts et Techniques des Publics, mention Culture et Communication.