Spectacle de la Compagnie La gueule ouverte (69) vu le 12 février 2026 à 20h au théâtre des halles à Avignon (84)
. Auteur : Geoffrey Rouge-Carrassat publié aux éditions Esse que
.Comédien :Geoffrey Rouge-Carrassat
. Mise en scène :Geoffrey Rouge-Carrassat
. Type de public : Tout public à partir de 14 ans
. Genre : théâtre
. Durée : 1H15
. Création lumière : Emma Schler
. Création musicale et sonore : Nicolas Daussy
Si vous étiez enfermé mais que vous ne voyiez pas la cage ?
C’est exactement ce qu’il s’est passé le 12 février, quand je suis arrivée au théâtre des halles à Avignon avec ma petite soeur pour un spectacle dont on m’avait parlé : « Là, personne » écrit et interprété par Geoffrey Rouge-Carrassat.
Au centre de la scène, un homme seul emménage dans sa nouvelle maison qu’il doit entièrement rénover. Derrière lui, un mur gris, imposant, presque angoissant. Planté devant son mur, le jeune homme découvre qu’il y a quelqu’un là, derrière sa fenêtre qui le regarde vivre. Au début il s’inquiète mais au fur et à mesure il devient dépendant de cette personne. Il ne peut plus vivre sans, ne peut plus faire de choix et se retrouve enfermé dans une cage.
Le travail de la mise en scène effectué également par Geoffrey Rouge-Carrassat m’a vraiment permis d’entrer dans cette situation d’emprise. Moins il avait d’espace, moins il bougeait.
Après cette première partie du spectacle vient la seconde et dernière, plus impressionnante certes mais beaucoup plus courte.
L’emprise se retrouve incarnée par une gigantesque marionnette qui renverse le mur gris et expose une vue plus large de sa situation.
J’ai trouvé le travail de la texture du mur et de ce qui se trouve derrière impressionnant.
Aussi, tout au long du spectacle le travail de la lumière et du son suit parfaitement l’aventure dans laquelle nous emmène le jeune homme, ce qui nous permet de nous immerger encore plus dans sa maison.
Finalement, parsemé d’humour et d’angoisse ce spectacle d’environ une heure m’a presque fait dépendre moi aussi de la personne derrière la fenêtre. Si je peux le revoir, j’y retournerai.
Victoria GARNIER