La Brèche

Note 2 étoiles

Spectacle de la Compagnie En finir Avec (86), vu le 5 avril 2026 au Théâtre du Chariot à Paris (75)

  • Texte : Naomi Wallace
  • Mise en scène : Amandine Scotto
  • Jeu : Lisa Agudo, Marius Blivet, Arthur Gatti, Jules Nissou, Simon Prat, Capucine Simon-Villain, Paul Biboulet
  • Collaboration artistique : Camille Bourachot
  • Travail corporel et chorégraphie : Adèle Guillard
  • Scénographie : Alice Girardet
  • Création lumière : Guillaume Blivet
  • Création sonore : Alexey Asantcheef
  • Genre : Théâtre contemporain
  • Public : Tout public à partir de 14 ans
  • Durée : 1h50

La compagnie En finir Avec, créée par Amandine Scotto, réunit au plateau sept acteuri·ces pour adapter La Brèche, une pièce écrite par Naomi Wallace.

Le spectacle s’ouvre dans les années 70, dans une petite localité du Kentucky. Quatre adolescents, trois garçons et une fille, campent dans le sous-sol de l’une des maisons. Nous les retrouvons, quatorze ans plus tard, réunis au moment de l’enterrement de l’un d’entre eux, Acton, qui s’est suicidé.

La pièce tisse deux temporalités qui se superposent. Dans le sous-sol, les garçons, en pleine nuit, vont sceller un pacte pour se prouver leur loyauté : « à la vie, à la mort ». Chacun effectuera alors un acte de plus en plus cruel. Jude, la grande sœur d’Acton, surveille et tente de protéger les siens comme elle le peut : sa famille pauvre, dont le père est décédé, et son frère qui se fait harceler par les deux autres. Cette année-là, lors d’une soirée au sous-sol, une brèche s’ouvre.

Le drame apparaît très progressivement, au fil de l’écriture, à mesure que les deux histoires, celle du passé et celle du présent, se rejoignent. Au présent, Jude sonde les garçons et, autour d’elle, le passé resurgit.

La mise en scène d’Amandine Scotto, sobre, dans un décor de plus en plus glacial, laisse toute la place aux mots. Des mots qui cherchent, fouillent et qui peu à peu, font émerger la cruauté et la domination des corps féminins, doublées par la violence de classe. Qu’a ouvert cette brèche pour chacun·e ?

Anne-Charlotte Mesnier

 

 

 

 

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