Heliosfera

Note 3 étoiles

Spectacle de Vânia Vaneau et la Compagnie Arrangement Provisoire (69) vu le 17/02/2026 au CDCN d’Avignon – Les Hivernales (Avignon) à 20h, dans le cadre du festival Les Hivernales.

Auteure : Vânia Vaneau

Mise en scène/Chorégraphie : Vânia Vaneau

Comédiens/Danseurs : Lee Davern, Nicolas Fayol, Steven Michel, Thi-Mai Nguyen

Musiciens Live : Nico Devos, Pénélope Michel (Puce Moment / Cercueil)

Lumière : Abigail Fowler

Type de public : Dès 12 ans

Genre : Danse

Durée : 1h10

Dans cette nouvelle création, Vânia Vaneau explore la lumière comme une matière vivante. Entre installation plastique, performance chorégraphique et expérience sensorielle, la pièce plonge le spectateur dans un voyage où corps, sons et reflets dialoguent jusqu’à provoquer un état proche de la transe. Une proposition immersive, à la frontière du rituel et de la science-fiction.

Dans ce spectacle, la chorégraphe Vânia Vaneau s’attaque à l’insaisissable : transformer la lumière en une matière palpable. Sur scène sont disposés des objets en verre, des sortes de cristaux qui reflètent les différentes sources de lumières projetées. Nous sommes invités à entrer dans un voyage à travers l’espace, le son et la lumière. Au delà du voyage nous rentrons dans une expérience sensorielle.

Ici, la lumière n’est plus un simple éclairage technique, elle devient le cinquième interprète. Les quatre interprètes rencontrent la lumière, matière intangible et immatérielle mais pourtant source de dialogue. Les corps ne se contentent pas d’être éclairés mais ils jouent, se déplacent, s’expriment en sentant et en découvrant les différentes sources de lumières projetées sur scène. Ils permettent à la lumière de lui donner un poids, une température et une texture. Le plateau devient un laboratoire de sensation et de perception.

Une musique électronique est jouée en live et infuse l’espace d’une atmosphère « astrale », comme si nous étions transportés dans l’espace ou au cœur d’un phénomène météo. Cet accompagnement musical donne une consistance à l’espace et renforce l’aspect poétique des scènes. Tellement puissante et forte par moment qu’on peut la ressentir jusqu’au cœur de notre corps. Une sorte de résonance se crée.

La pièce est unique de part son histoire de création. La pièce a été travaillée dans des lieux impressionnants pour puiser dans l’énergie même de la nature : des grottes profondes, l’observatoire du Pic du Midi face aux étoiles ou encore l’architecture du Couvent de la Tourette. L’influence de ces lieux se ressent sur scène. Le spectacle devient un voyage où la nature et l’artificiel se rencontrent pour raconter la naissance du monde, des petites bactéries jusqu’aux étoiles.

A mesure que la musique s’intensifie et que la lumière pulse, un phénomène de transe s’installe. Les corps des interprètes entrent dans un mouvement presque hypnotique. Nous ne sommes plus seulement spectateurs, nous ressentons physiquement les vibrations. Le temps semble se dilater et la perception change. Cette transe reste subtile mais réelle. Elle transforme la représentation en expérience collective, proche du rituel. 

C’est une pièce à la fois déconcertante et fascinante. C’est une performance qui parle à tout le monde en jouant sur nos sensations primaires : la chaleur, l’ombre et l’énergie vitale. Elle donne vie à une forme physique habituellement impalpable. C’est un moment suspendu entre science-fiction et rituel naturel. 

 

Lana Buquet et Céleste Massacrier

Chronique réalisée dans le cadre du partenariat avec l’Université d’Avignon et avec les étudiants du Master 1ère année, Parcours Arts et Techniques des Publics, mention Culture et Communication.

 

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