Faune

Note 2 étoiles

Un spectacle produit par la compagnie Libertivore (13) et vu au TCI (75) le 19 mai 2026, à 20H.

 

  • Concept et chorégraphie : Fanny Soriano
  • Performeuses : Nina Harper, Victoire Godard, Camille Guichard
  • Création musique : Jules Beckman
  • Composition et écriture des chants : Karine Berny
  • Création lumières : Priscilla Da Costa
  • Costumes : Maya Lune Thiéblemont
  • Collaboration à la scénographie : Marie-Julie Peters-Desteract
  • Régie lumière : Benoît Léon
  • Genre: cirque -danse
  • Public : tout public
  • Durée : 50 minutes

 

C’est déjà la fin de saison à Paris ; tout au moins des incontournables pour moi. C’est donc le moment des découvertes. Le Théâtre de la Cité Internationale organise un mini-festival de cirque, « accent cirque ». C’est dans ce cadre que j’ai eu envie de découvrir « Faune ».

« Faune » est une ode à la nature. Sur une piste baignée de clair de lune, une harde de trois circassiennes va chanter, danser, voltiger la vie nocturne de la forêt. Elles sont femmes mais elles incarnent, la majeure partie du spectacle, un cerf. Car dans leur histoire, les femmes et les cerfs ont de fortes similitudes face à l’homme prédateur :

-« promenons nous dans les bois/ pendant que l’homme n’y est pas ; s’il y était, il nous mangerait », chantent nos jeunes femmes-cerfs.

En un camaïeu de verts, elles évoluent donc librement, en trio, en duo, en solo dans un espace scénique des plus dépouillé. La piste est délimitée par un tissu puis par un gobo. Au fond, à cour, un paravent qui représente une scène de chasse du XVII° siècle est, d’entrée de jeu, renversé pour servir de support à un numéro de claquettes en sabots. Au centre, des bois de cerf font office d’agrès (sangles) et d’accessoires. La gestuelle, qu’elle soit au sol ou aérienne, circassienne ou chorégraphiée, est très précise. Elle s’accompagne d’une musique originale qui laisse entendre hululements, brames, vigilance et tension. Il ait parfois une telle fusion entre la musique, la voix, la lumière et le geste qu’on a l’impression d’assister à une cérémonie chamanique. C’est beau et sensuel. Mais sauf exception, ce n’est pas assez sauvage pour moi. J’aurais aimé plus de rythmes, plus de contacts indomptés, moins de sagesse.

« Faune », parce qu’il repose pour partie sur la danse, est un spectacle assez éloigné de mon univers. Mais dans son genre, c’est un spectacle parfaitement mené et interprété.

Catherine Wolff

 

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