Elles

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Note 2 étoiles

Spectacle de Dominique Bethune et Alain Illel (83) vu le 31 janvier 2026 au Théâtre l’Astrolabe (Sorgues, 84).

Auteurs : Dominique Bethune et Alain Illel

Mise en scène : Alain Illel

Comédienne : Dominique Bethune

Type de public : Dès 14 ans

Genre : Théâtre, danse, chant

Durée : 1h10

Un corps, une voix, douze femmes. Seule sur la petite scène du théâtre, Dominique Bethune donne vie à ces figures féminines qui ont laissé une marque sur le monde. Dans une ambiance intimiste, elle fait traverser les époques et les destins. D’Ève à Rosa Parks, en passant par Isadora Duncan, Simone Veil ou Anne Frank, Dominique Bethune fait résonner leurs combats et leurs forces à travers l’intensité de son interprétation mêlant danse, chant et jeu. 

Seule sur le plateau, la comédienne enchaîne douze portraits de femmes qui ont marqué l’Histoire. Chaque figure possède son énergie : les interprétations varient, la voix change, le corps s’adapte… Et les transitions se font souvent en musique, ce qui donne du rythme et permet de passer d’un portrait à l’autre. 

Dominique Bethune utilise aussi l’humour. Elle échange avec le public, le fait rire… moi aussi je ris… Cette légèreté évite une accumulation de scènes trop lourdes. La comédienne me confie d’ailleurs après le spectacle que l’humour est utilisé volontairement dans ce but. 

Certains portraits me touchent plus que d’autres. L’histoire d’Isadora Duncan m’émeut particulièrement. En tant que danseuse, je me sens proche de son parcours et de sa sensibilité. D’autres scènes abordent des sujets forts. Le portrait de Marie aborde la peur de la maternité nouvelle. Celui de Rosa Parks évoque la discrimination raciale. Et, celui de Camille Claudel parle de la non reconnaissance et de l’injustice subie par de nombreuses artistes. Des thèmes qui résonnent encore aujourd’hui… 

Or, tout n’est pas toujours clair pour tout le monde. Même si je n’ai pas personnellement été dérangée par ça, certaines transitions entre les portraits manquent de repères. Quand on ne connaît pas toutes ces femmes, il devient parfois difficile de situer le contexte et c’est ce qu’un spectateur a fait remarquer à la comédienne à la fin de la représentation. 

Malgré cela, je ressors touchée par le spectacle. Elles reste une proposition sensible, instructive et engagée. Dominique Bethune fait revivre ces figures avec sincérité. Leurs combats prennent corps sur scène et continuent de résonner auprès du public. 

Lana Buquet

Chronique réalisée dans le cadre du partenariat avec l’Université d’Avignon et avec les étudiants du Master 1ère année, Parcours Arts et Techniques des Publics, mention Culture et Communication. 

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