Comment Nicole a tout pété

Note 3 étoiles

Un spectacle produit par la compagnie Vertical Détour (93) et vu au théâtre du Rond-Point(75) le 28 janvier 2026, à 19h30.

  • Conception, mise en scène : Frédéric Ferrer
  • Recherches et écritures : Clarice Boyriven et Frédéric Ferrer.
  • Comédiens : Karina Beuthe Orr, Clarice Boyriven en alternance avec Caroline Dubikajtis Patosz, Guarani Feitosa, Frédéric Ferrer, Militza Gorbatchevsky, HélèneScwartz.
  • Création et dispositif vidéo : Laurent Fonaine-Czaczkes
  • Scénographie : Margaux Folléa
  • Costumes : Anne Buguet.
  • Genre: Théâtre.
  • Public : Tout public.
  • Durée : 1H45

Après une pause nécessaire, j’ai de nouveau eu l’envie de revoir du Ferrer et de le faire découvrir à mon compagnon. « Comment Nicole a tout pété » m’en a donné l’occasion dans un opus à la hauteur des précédents.

Après une longue série de presque seuls en scène (« Atlas de l’anthropocène »/ « Olympicorama –chroniqués), Fredéric Ferrer renoue avec des formes plus collectives, version « Bordeline investigations #1 et 2 » (chroniqués). « Comment Nicole a tout pété »  en emprunte la structure jusqu’aux comédiens en passant par le sujet, résolument écologique et politique.

Dans « Comment Nicole a tout pété », nous assistons à une réunion publique de concertation autour de l’ouverture d’une mine de lithium. La première partie du spectacle donne à voir l’exposé des motifs autour de petits films d’animation promotionnels et qui fleurent bon le greenwashing. En seconde partie, les citoyens-comédiens, disséminés dans le public, interpellent les porteurs du projet et déconstruisent, par leurs questions, la mécanique bien huilée de la pseudo démocratie participative.

Ils sont sept sur scènes, sonorisés. Ils évoluent dans un environnement tech, comme il est de coutume chez Ferrer : à jardin, un pôle numérique ;  au centre deux pupitres avec ordinateurs ; en fond de scène, un cyclo encadré de rideaux rouges pour suggérer la salle polyvalente rurale ; à cour enfin, une tringle pour les changements de costumes à vue.

Les comédiens endossent en effet une myriade de rôles. Ils excellent dans chacun d’entre eux, quelque soit la partie représentée. C’est drôle, intelligent et rigoureusement sourcé.

« Comment Nicole a tout pété » prouve, s’il en était encore besoin, que Frédéric Ferrer excelle, par le prisme du comique, dans la vulgarisation, de sujets éminemment politiques. J’aime ce travail engagé au service du collectif.

 

Catherine Wolff

 

Partager votre chronique sur les réseaux sociaux et gagner de la visibilité !

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email