Ça sera avant le coucher du soleil

Note 3 étoiles

Spectacle de la Compagnie Lili&ken (34) vu le 21 mars 2026 à  19 h 45 à LaScierie (Avignon) 

 

Chorégraphie : Lorenzo Dallai

Production : Cie Roberte & Robert, Ass. Plus d’un et Maison pour Tous George Sand Montpellier

Danseuses : 9 danseuses amatrices

Type de public : Tout public

Genre : Danse

Durée : 30 min

 

Entre rituel collectif et exploration intime, cette pièce interroge les frontières entre norme et folie. Portée par une énergie brute et une forte complicité entre interprètes, elle invite le public à partager un moment de lâcher-prise, où la danse devient un espace de sororité, de vibration et de liberté.

Le spectacle prend place dans un dispositif immersif. Les danseuses évoluent au centre d’une grande pièce. Le public s’installe tout autour. Cette proximité crée immédiatement un lien. La distance entre scène et spectateurs disparaît. Nous entrons dans leur espace.

La DJ de la compagnie lance la musique et guide toute la performance. Elle fait évoluer les sons et les rythmes en direct. Les ambiances changent progressivement. Les moments calmes laissent place à des séquences plus intenses. Les danseuses suivent ces variations avec précision. Leurs corps s’adaptent. L’énergie circule.

Chaque interprète trouve sa place dans le groupe. Certaines séquences semblent improvisées. Chacune peut se mettre en avant, puis revenir au collectif. Cette alternance crée un équilibre entre expression personnelle et dynamique de groupe. La notion de sororité devient concrète. Elle se voit dans les regards, dans les gestes, dans l’écoute entre les corps.

La pièce dégage une énergie vitale forte. Les mouvements sont parfois bruts, parfois plus sensibles. Le spectacle oscille entre tension et lâcher-prise. Cette dualité fait écho aux thématiques abordées. La frontière entre le raisonnable et l’instinctif devient floue. On perçoit une recherche autour de la norme et de ce qui en déborde.

Les couleurs, la musique et l’engagement des interprètes rendent l’ensemble vivant. Nous ressentons une vraie connexion avec ce qui se joue. Le spectacle touche par sa sincérité. Il ne cherche pas à lisser les émotions. Il les laisse exister pleinement.

Le moment final prolonge cette expérience. Après les applaudissements, la musique repart. Les danseuses invitent le public à les rejoindre. Certains hésitent, puis entrent dans la danse. L’atmosphère devient conviviale. Les corps se détendent. Ce temps partagé agit comme une libération.

Cette pièce se vit comme un hymne à la vie. Elle mêle énergie, partage et sensibilité. Elle propose une expérience à la fois collective et personnelle, où chacun peut trouver sa place.

 

Lana Buquet et Céleste Massacrier

Chronique réalisée dans le cadre du partenariat avec l’Université d’Avignon et avec les étudiants du Master 1ère année, Parcours Arts et Techniques des Publics, mention Culture et Communication. 

 

Contact Compagnie : Lorenzo.dallai@hotmail.fr

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