Ancien malade des hôpitaux de Paris

Ancien malade des hôpitaux de Paris

Catherine WOLFF
VIVANT

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  • Texte : Daniel Pennac
  • Mise en scène : Benjamin Guillard
  • Avec : Olivier Saladin
  • Création lumières : Sylvain Chevallot
  • Régie générale : Emmanuelle Phelippeau-Viallard
  • Régie son : Camille Urvoy
  • Construction décor : Alain Bailly

C’est exceptionnel que je me rende au théâtre privé. Il faut dire qu’à force de voir Olivier Saladin à l’affiche dans le métro, j’ai sauté le pas après un échange téléphonique avec l’un de mes galeristes. Ils sont très amis tous les deux, Olivier Saladin et mon galeriste, si bien qu’en dînant chez l’un, j’ai rencontré l’autre. Plusieurs fois. J’avais apprécié sa performance chez les chiens de Navarre ; il n’est pas en reste dans un « ancien malade des hôpitaux de Paris ».

Olivier Saladin reprend cette pièce de Pennac qui lui a valu un beau succès et une nomination aux Molières il y a dix ans. Dans ce monologue gesticulatoire, un homme raconte la nuit qui a bouleversé sa vie. Il ressuscite le jeune interne qu’il était face à un patient retors. La nuit a été si longue et si riche en péripéties que celui qui se voyait déjà en chantre de la médecine urgentiste décide d’abandonner cette maladie familiale, la médecine.

Le texte, parfois un peu bavard, n’est pas avare de jeux de mots, d’emphase, d’hyperboles fantastiques et de comiques de répétitions qui permettent d’identifier différents personnages. Olivier Saladin est seul en scène mais incarne par la voix (naturelle), la gestuelle et les déplacements une bonne dizaine de protagonistes. Une petite sonnerie assortie d’un flash sur fond noir fait office d’exposition au sens théâtral du terme. La mise en scène est à l’avenant, simple et efficace. En fond de scène un panneau blanc évoque aussi bien un rideau de fer qu’un mur aseptisé. A jardin quelques chaises désignent une salle d’attente ; à cour, un bureau suggère le cabinet médical. Très vite le meuble devient table d’auscultation puis brancard. Les lumières et le fond musical accompagnent un jeu dynamique qui comporte quelques morceaux d’anthologie.

J’ai particulièrement aimé le moment où notre jeune médecin, au bord de l’évanouissement, emprunte quelque peu à Bourvil sa façon de raconter ses déboires. Ou bien encore la façon dont Olivier Saladin parodie des échanges téléphoniques avec les services administratifs.

.Tout public

Jusqu'au 26 juin

Infos pratiques

Compagnie :
La comète/scène nationale du Châlons-en-Champagne
Représentation :
11 juin 2026 à 19:00
Lieu :
Théâtre du Montparnasse, Paris (75014)
Durée :
1H15
Public :
Tout public à partir de 12 ans

Contact de la compagnie

Fonction :
Production
Téléphone :
03 26 69 50 85

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Chroniqueur·euse

Catherine WOLFF

Région parisienne

Tombée dans le théâtre à 5 ans. Depuis, par mes études, ma vie personnelle et professionnelle, je n'en suis jamais sortie.

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