- Texte, mise en scène, écriture et création collective : Jocelyn Delaruelle et Aurélien Piffaretti
- Avec : Louise Charbonnel, Jocelyn Delaruelle et Aurélien Piffaretti
- Composition et son : Louise Charbonnel
- Création lumière : Thibaud Caumon
Je suis toujours en phase d’exploration de nouvelles propositions. J’aime bien le théâtre de l’Opprimé, à la programmation très politique. Le synopsis d’ « Alors, quelle arme ? » me semblait plus que d’actualité. Je n’ai été que très partiellement convaincue.
L’un dit oui et l’autre dit non ; l’un a élu domicile sur un terrain vague, l’autre réside dans un immeuble et en parle la langue ; l’un, doux et affable, se tient debout, l’autre éructe souvent agenouillé ; le premier se met au service de l’autre lequel ne comprend pas l’absurdité de la situation. Sont-ce les avatars contemporains de Caïn et D’Abel ou de Vladimir et d’Estragon ? Toujours est-il que le ton monte au sujet d’une dette improbable à payer. Alors, quelle arme ?
La reconstitution du terrain vague est simple et efficace. Des bâches maculées de peinture recouvrent le sol et forment deux monticules. Des objets hétéroclites, dont un bras de mannequin, s’entassent à jardin. Ils habillent le pied du clavier. La musique ponctue les aléas d’une rencontre amicale qui n’aura pas lieu. Elle est belle cette musique, en particulier le chant. Il est cependant regrettable qu’elle couvre, surtout au début, la voix naturelle des comédiens. Le jeu est un peu inégal, mais pas dénué d’émotions.
Le vrai problème, à mon sens, c’est qu’on ne sait pas trop où va le spectacle. Pour preuve, le public n’a pas compris, à la fin, que le spectacle était terminé.
« Alors, quelle arme ? » relève davantage de la performance que du spectacle. Il y a d’indéniables qualités qui gagneraient à être plus lisibles.
Infos pratiques
- Compagnie :
- Il Giocatore
- Représentation :
- 7 octobre 1969 à 20:30
- Lieu :
- Théâtre de l'Opprimé, Paris (75012)
- Durée :
- 1H15
- Public :
- Adulte
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Chroniqueur·euse
Région parisienne
Tombée dans le théâtre à 5 ans. Depuis, par mes études, ma vie personnelle et professionnelle, je n'en suis jamais sortie.
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