Ah ! Si tu savais, Harap alb…

Ah ! Si tu savais, Harap alb…

Yann Stöhr
VIVANT

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  • Mise en scène  : Monica Tracke
  • Texte original  : « Harap Alb » de Ion Creanga
  • Comédienne  : Szandra Deaky, Sofia Kerezidou et Monica Tracke
  • Création de l'affiche : Yohan Tracke

Arrivée dans la salle de spectacle, une artiste est déjà sur scène pour nous accueillir et nous dire bonjour. L’histoire n’a pas encore commencé que des instructions nous sont données. Le personnage qui va prendre place dans quelques instants à besoin de notre encouragement pour l’aider à choisir ses actions. Qu’est ce que je dois faire ? Aller à droite ou à gauche ? Pour un jeune garçon qui s’élance dans la vie, il en faut de la volonté pour arriver à ses fins.

L’histoire commence comme chaque croisée du destin, comme chaque situation de vie ou il y a un choix déterminant à faire. Là où ses frères on échoué, Harap Alb le plus jeune a décidé que c’était possible ; que si il pouvait parler aux poules, c’est qu’il pouvait aussi persuader sa mère de s’élancer dans le grand voyage de sa vie, celui qui va bouleverser son destin à jamais.
Qu’a-t-il de différent de sa fratrie ? Il sait écouter son cœur.
La pureté, c’est cet espace qui permet de prendre conscience que la magie et la féerie existent.
Le monde devient alors moins ennuyeux pour les petits et les grands enfants.

Le voilà donc parti ce courageux prince loin des siens. ! Mais comme chaque conte avec ses péripéties, ce n’est pas aussi simple. Le danger le guette à chaque instant, la solitude lui pèse et le doute s’installe. Comment faire confiance ?
Quelques fois il faut savoir chuter, la mauvaise rencontre t’amène à devenir plus fort.
Heureusement qu’il y a les amis, les guides pour pouvoir triompher.

Ce conte m’a fait pensé à un autre conte des pays de l’Est, «L’oiseau de feu » d’Afanassiev ou trois fils d’un empire doivent réaliser une quête. Les deux premiers échouent tandis que le dernier, différent de ses frères, réussi à trouver l’oiseau.
L’oiseau c’est d’ailleurs le compagnon de la princesse avec lequel Harap Alb s’envole jusqu’à arriver chez l’empereur. L’oiseau est le symbole de la liberté, de la justice retrouvées.
La princesse sait reconnaître les imposteurs.

Cette pièce nous fait oublier pendant une heure l’identité derrière le jeu des acteurs. Les trois femmes sur scène s’amusent avec les personnages du conte, passant de costume en habits de scène, cherchant ainsi à nous reconnecter à cette magie que l’on a tous en nous.
C’est drôle, captivant pour les petits, les grands et les petits grands enfants.

PS : Je suis heureux d’avoir aidé Harap Alb dans sa quête et d’avoir été son amie pour échapper à l’empereur rouge. Ainsi le prince n’a pas été seul durant cette troisième et dernière épreuve redoutable.
J’aime les spectacles ou le spectateur n’est pas juste celui qui regarde mais a un pouvoir d’action.
Cela m’a fait plaisir de participer !!

J'ai assisté à l'avant-première !

Retrouver ce spectacle lors de la programmation 2026 du Festival OFF d'Avignon, du 4 au 25 juillet à 12H00 au Théâtre l'Optimist .
Relâche Jeudi 9 , 16 et 23 juillet .

Et à la Scène Parisienne tous les weekends à 15H à partir du 19 septembre 2026

Infos pratiques

Compagnie :
La compagnie Fantasmagories
Représentation :
28 mai 2026 à 18:00
Lieu :
Théâtre de l'Optimist, Avignon (84000)
Durée :
1H
Public :
Tout public, à partir de 4 ans

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Chroniqueur·euse

Yann Stöhr

Avignon / Vaucluse / Jura / Ain

Je me considère comme un artiste curieux et décalé, qui aime explorer et goûter à de nouvelles sensations qui lui parlent et le touchent. J'aime le spectacle vivant, qui interpelle, qui explore, qu'il soit dynamique, surprenant.

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